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Par Anja Rabezanahary, Junior Professional Officer, Genre et inclusion sociale, FIDA

Que veulent les jeunes ruraux ? C’est la question que pose le FIDA pour la Journée Internationale de la jeunesse . En cette année 2016, les Nations Unies ont choisi comme thème - La route vers 2030: Éliminer la pauvreté et parvenir à des modes de consommation et de production durables.

"Le monde compte un milliard de jeunes qui portent en eux un milliard d’espoirs d’un avenir meilleur, un milliard d’idées pour changer le monde." (un.org)


Six jours pour se mettre en route vers le changement

Six jeunes hommes et jeunes femmes membres de l’organisation paysanne Fiavotana ainsi que  douze membres du staff du programme FORMAPROD se sont rassemblés pour dessiner un avenir meilleur, le planifier, le mettre en pratique et le faire rayonner. 

Ce vendredi 12 août 2016, on célèbre la Journée Internationale de la Jeunesse et le quatrième jour de l’atelier GALS ou Gender Action Learning System (système d’apprentissage pratique sur le genre). L’atelier est organisé par le FORMAPROD à Tamatave, Madagascar, du 08 au 13 août, avec l’appui du bureau Genre du FIDA.
Notre vision : développer la couture et exporter nos produits. 

Tout commence par une vision

La vision est un excellent moyen de donner un rêve aux jeunes et les pousser à envisager une vie meilleure. L’outil appelé "Route vers la vision" permet de réfléchir sur sa vision personnelle, puis collective, la visualiser puis le dessiner.

Cette étape nous a pris deux jours entiers car elle est fondamentale dans le processus de changement.

Selon les jeunes: "L’outil de la vision nous ouvre l’esprit. La vision nous aide à penser à notre futur." Une jeune a particulièrement apprécié le dessin:  "Dans toutes les formations auxquelles j’ai assisté, j’écrivais beaucoup. Cela m’embrouillait un peu. Dans cette formation, j’ai dessiné et cela m’a aidé à comprendre ma vision."

Les membres du staff sont aussi surpris des résultats. Ils ont réalisé que quel que soit l’âge, jeune ou adulte, on peut aspirer à une vie meilleure. Pour eux, ces dessins vont faciliter leur travail d’accompagnement: "Avec la vision, je pourrai suivre plus facilement les jeunes parce que je saurai où ils veulent aller."

L’atelier offre également au staff une opportunité pour apprendre: "J’ai découvert que je pouvais apprendre au même titre que les jeunes."   

La méthodologie est inclusive, accessible à tous, même les personnes analphabètes. Tout le monde, riche ou pauvre, staff ou bénéficiaire, adulte ou enfant a besoin d’une vision pour prendre la responsabilité de sa vie.

Les jeunes discutent, définissent et dessinent  leur vision collective.

Une vision à réaliser avec tous les membres du ménage, du groupe et de la communauté

Ensuite, les jeunes et les participants ont analysé les activités, les ressources, les décisions et les dépenses réalisées au sein du ménage. Ils ont identifié les déséquilibres et les changements qu’ils souhaitent apporter pour une meilleure harmonie, un meilleur équilibre dans le ménage pour réaliser leurs visions. 

L’outil de l’Arbre d’équilibre du genre est une belle découverte: "Nous dépensons trop d’argent, pour se coiffer, pour se maquiller, pour le téléphone et Facebook, pour les jeux vidéo, etc. Nous passons trop de temps devant la télé, à se balader et bavarder entre amis. Ce temps et cet argent, nous pourrions l’utiliser pour travailler à atteindre notre vision."

Pour le staff, cet outil était aussi une excellente occasion de comprendre les questions liées au genre. "L’arbre d’équilibre du genre a permis de comprendre les questions liées au genre sans théorie. Cela devient facile à saisir et à comprendre à travers cet outil."

Aujourd’hui, chaque participant définira comment il  partagera la méthodologie aux membres de son ménage, de son groupe et de sa communauté. Il quittera l’atelier avec une vision sur un an pour mettre en pratique son propre changement, celui de son ménage et également de sa communauté.

Une méthodologie très appréciée par le personnel du FORMAPROD

Au fur et à mesure de l’atelier, les participants réalisent la pertinence de la méthodologie pour leur mandat auprès des jeunes ruraux et des exploitations agricoles familiales.

Des jeunes femmes discutent des inégalités au sein de leurs ménages
"Le GALS offre un  moyen d’identifier les besoins pour la formation des jeunes et leurs parents au niveau des communes et pour les encourager à prendre en main leur développement."

"La méthodologie de facilitation est très participative, tout le monde peut s’exprimer et interagir. De nombreuses méthodes ont été combinées, avec beaucoup de pratique, aidant à une meilleure compréhension de l’approche. Ces techniques de facilitation pourront facilement être répliquées dans les communautés. L’utilisation de visuels n’exige pas de  compétences en art de dessiner. Une fois adoptés, les symboles permettent de comprendre plus facilement sa situation et celle des autres."

Beaucoup d’espoir est né de l’atelier, un désir de changement et une vision d’un futur meilleur. Main dans la main, le projet et les bénéficiaires vont alors entamer la route vers l’achèvement de leurs visions. 

Rendez-vous dans un futur proche pour partager les changements advenus et lire de nouvelles histoires.

Les conseillers en insertion professionnelle des jeunes du projet.

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