Stratégies d’adaptation aux changements climatiques pour améliorer la résilience des communautés rurales: expériences du Niger

By Alice Brie, WCA

This blog looks at IFAD’s work in promoting south-south knowledge exchanges on climate change adaptation through its partnership with PROCASUR. Niger is one of the most vulnerable country to climate change where communities have developed techniques to better adapt and protect natural resources from its effects. Representatives of seven projects supported by IFAD gathered for10 days in Niger for a learning route to exchange and learn on successful practices in order to better replicate them in their home countries.

Les habitant-e-s du village de Dan Marké présentent l’outil du « Plan d’Action Communautaire d’Adaptation », élaboré de manière participative afin de sensibiliser les populations aux changements climatiques et d’identifier des stratégies d’adaptation. ©PROCASUR

Fin octobre 2017, a eu lieu une « route d’apprentissage » organisée par PROCASUR et financée par le FIDA, dans le but de soutenir la diffusion des bonnes pratiques d’adaptation aux  changements climatiques. Basée sur les expériences développées par le programme de développement de l’agriculture familiale (ProDAF-FIDA) et du programme d’apprentissage à l’adaptation pour l’Afrique (ALP Care international), la rencontre a permis à plusieurs projets, d’apprendre et d’échanger sur les approches les plus pertinentes à répliquer.

Venus de cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Tchad, Benin, Mauritanie, Sénégal, Cote d’Ivoire) et de Madagascar, 15 technicien-n-e-s lié-e-s aux projets FIDA se sont retrouvés dans la région de Maradi pendant 10 jours, pour un programme chargé et de nombreuses visites de terrain. Le déroulé de la route s’est axé sur plusieurs thématiques identifiées au préalable avec les projets hôtes, le PRODAF et l’ALP. Les apprentissages se sont ainsi concentrés sur :

- Les pratiques d’adaptation aux changements climatiques dans le secteur de la production agricole,
- Les structures sociales pour la mise en œuvre, la gestion et le suivi des mesures d’adaptation,
- Le rôle des partenariats entre acteurs dans la mise en œuvre des activités,
- Les dispositifs d’amélioration des compétences techniques pour les communautés locales,
- L’accès et l’utilisation des informations climatiques,
- L’approche d’adaptation à base communautaire.

Au-delà de la mise en avant des aspects positifs, pour M. Hameney agronome en Mauritanie auprès du PASK II,  « la route a permis d’analyser des pratiques surtout déjà testées et donc d’identifier les difficultés rencontrées par nos collègues ainsi que les réponses appropriées pour y faire face. Cela nous sera particulièrement utile pour la mise en œuvre de nos propres activités ».

L’équipe du projet d’appui au développement du maraichage (PADMAR) du Benin, prépare sa présentation pour la « foire d’expériences », une des activités de la route. ©PROCASUR

En échangeant avec les membres du ProDAF et de l’ALP, les participants ont pu par exemple comprendre les défis qui se posent à l’implantation de la régénération naturellement assistée, qui vise à améliorer le couvert forestier et la fertilité du sol à travers l’introduction d’espèces productrices locales. Les discussions et conseils ont ainsi porté sur l’appropriation de la technique par les communautés comme gage de durabilité. La route a pu mettre en avant le rôle et les modalités d’accompagnement afin de mieux focaliser l’appui technique et institutionnel sur les comités de gestion villageois, et ainsi assurer un bon suivi et entretien des sites aménagés. L’occasion a aussi permis de souligner que la réussite de cette pratique ne pouvait avoir lieu sans perspectives de bénéfices directs pour les communautés.

Une représentante du groupement féminin du village de Dan Saga présente une des activités génératrices de  revenus qu’elle mène, ici la production de savon,  à partir des ressources forestières non ligneuses  issues de la RNA. © PROCASUR

Du village de Golom à celui de Dan Saga en passant par Dan Marke, le voyage a ainsi permis aux participants de mieux comprendre la mise en pratique des techniques de conservation des eaux et des sols, des champs écoles paysans ou encore de l’outils  « cash for asset » pour la récupération des terres dégradées, à travers des apprentissages en équipe et de discussions auprès des communautés rurales, principales promotrices de ces bonnes pratiques.

Sur la base de ces apprentissages, les différents projets ont chacun développé un plan d’innovation visant à répliquer une des initiatives étudiées une fois de retour. Pendant une année, PROCASUR effectuera un suivi rapproché afin d’appuyer les différents participants dans la mise en œuvre de la pratique choisie.

Pour plus informations sur le dérouler de la route, accéder aux photos et à la documentation développées par PROCASUR : http://africa.procasur.org/index.php/join-us/call-events/266-266#presentations 

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